Géographie de la consommation médicale en Belgique : rapport longitudinal 2009-2013

Le rapport longitudinal 2008-2012 présente la répartition géographique des dépenses totales de l’assurance soins de santé, par assuré, sur base du domicile.
Éditeur
INAMI
Auteur
INAMI
Date de publication
15/05/2015
Type de publication
Studie
Thèmes
Remboursement des soins


Contexte

Nous publions régulièrement des rapports sur la manière dont les dépenses de l’assurance soins de santé varient entre les régions et les arrondissements belges.

Il s’agit des dépenses de l’assurance soins de santé, c’est-à-dire les dépenses liées aux prestations de santé remboursables. Ceci représente une très grande partie de la consommation des soins de santé en Belgique.

Pour donner une image plus nuancée des différences géographiques, nos rapports présentent, à côté des données brutes, des données standardisées qui prennent en compte les différences de structure des populations.

Tendances 2009-2013 sur base des dépenses brutes

  • Pour Bruxelles, la dépense moyenne, qui se situait déjà nettement en dessous de la moyenne nationale en début de période, a continué à s’en écarter (indice brut : 91,7 en 2013). Ce profil spécifique de Bruxelles est à mettre en rapport notamment avec son caractère fortement urbanisé. De manière notable, les dépenses moyennes pour les patients hospitalisés sont plus faibles que la moyenne nationale en 2013, alors que ces dépenses sont traditionnellement plus élevées à Bruxelles.
  • Pour la Flandre, la dépense moyenne a connu une croissance légèrement plus rapide que celle de la dépense moyenne nationale. La dépense moyenne a atteint le niveau belge en 2009 et se situe légèrement au-dessus de celui-ci depuis lors (indice brut : 100,5 en 2013).
  • Pour la Wallonie, la dépense moyenne se situe au-dessus de la moyenne nationale pendant toute la période. Elle croît moins vite que la moyenne nationale en 2010, mais en 2011, 2012 et 2013 les dépenses moyennes augmentent de nouveau un peu plus fort (indice brut : 101,7 en 2013). L’augmentation annuelle des dépenses totales moyennes masque des évolutions au niveau des groupes de dépenses qui les composent. Pour la Wallonie l’augmentation observée dans les dépenses totales est influencée principalement par les dépenses pour les patients hospitalisés et les dépenses long terme, chroniques et en matière de rééducation.

Tendances 2009-2013 sur base des dépenses standardisées

Les dépenses standardisées tiennent compte de l’influence de l’âge, du sexe et du statut social des assurés sur les dépenses observées.

  • Pour Bruxelles, l’écart par rapport à la moyenne nationale est moins important qu’avec les données brutes (indice standardisé direct : 95,2 en 2013).
  • C’est aussi le cas pour la Wallonie (indice standardisé direct : 100,8 en 2013).
  • Pour la Flandre, l’indice standardisé direct (101,7 en 2013) est supérieur à l’indice brut.

Pour la plus grande partie de la période considérée, les écarts de dépenses brutes observés sont donc liés en partie à la structure des populations en ce qui concerne Bruxelles et la Wallonie. D’autres facteurs ou combinaisons de facteurs, que nous n’avons pas pu prendre en compte dans notre analyse, sont aussi à l’œuvre, en particulier en Flandre.

Les dépenses par arrondissement

À côté des résultats par région, le rapport analyse également les dépenses totales par arrondissement pour l’année 2013. La variabilité entre les arrondissements reste bien plus importante que les écarts entre régions.

Le rapport 2009-2013 reprend pour information, à côté des dépenses totales, la répartition par arrondissement de 6 grands groupes de dépenses en 2013 :

  1. les dépenses ambulatoires en général 2.
  2. les dépenses hospitalières en général
  3. les remboursements du maximum à facturer
  4. les dépenses dans les institutions psychiatriques
  5. les dépenses résidentielles et dans des communautés
  6. les dépenses à long terme, chroniques et en matière de rééducation.

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