Médicaments antidiabétiques : une autorisation de la mutualité sera indispensable pour le remboursement d’Ozempic et des autres GLP-1 à partir du 1er février
À partir du 1er février 2026, une autorisation préalable du médecin-conseil de la mutualité sera indispensable pour obtenir le remboursement d’un médicament de la classe de médicaments des « analogues du GLP-1 », même pour un patient diabétique de type 2 en Trajet de soins.
Ce changement ne limite en rien l’accès au remboursement de ces médicaments pour les personnes diabétiques. Au contraire : il contribuera à lutter contre le détournement important de leur remboursement en dehors de l’indication d’un diabète (perte de poids) et qui a fortement impacté le budget de l’assurance soins de santé. Une vérification préalable par la mutualité s’est avérée indispensable pour pouvoir continuer de rembourser ces médicaments pour les personnes diabétiques.
Sur cette page :
Suivi médical, procédure claire, remboursement intégral
Ce changement concerne uniquement les spécialités remboursables de la classe de médicaments des « analogues du GLP-1 » (incrétinomimétiques). Très concrètement : Ozempic®, Rybelsus®, Trulicity®, Victoza® et Xultophy® (Mounjaro étant déjà remboursé sur base d’une autorisation préalable de la mutualité).
À partir du 1er février 2026, une prescription médicale pour un médicament analogue du GLP-1 ne suffira plus pour être remboursé, même si la prescription porte la mention « trajet de soins diabète » et même si la personne est effectivement dans un Trajet de soins Diabète. Une autorisation préalable du médecin-conseil de la mutualité sera également nécessaire.
Dès lors, un patient diabétique de type 2 traité avec un médicament analogues du GLP-1 dans le cadre d’un Trajet de soins, et qui ne dispose pas encore d’une autorisation de remboursement de la mutualité, doit consulter son médecin afin que celui-ci demande cette autorisation préalable à la mutualité.
Cette mesure ne devrait impacter négativement ni les professionnels de santé ni les patients en Trajet de soins Diabète, qui sont déjà amenés à consulter régulièrement leur médecin. Ils bénéficient désormais d’une procédure de remboursement claire : suivi médical régulier, autorisation de remboursement de 12 mois et remboursement intégral de l’INAMI, sans devoir pour autant passer par des démarches laborieuses grâce au circuit électronique :
- L’application CIVARS permet à un médecin de demander une autorisation préalable de façon électronique à la mutualité de son patient, et permet à la mutualité de délivrer cette autorisation bien plus rapidement.
- MyCareNet permet au pharmacien de visualiser en temps réel les autorisations d’un patient.
Nous rappelons que tant un médecin spécialiste diabétologue qu’un médecin traitant généraliste peut demander cette autorisation de remboursement à la mutualité de leur patient.
Concrètement :
- Jusqu’au 31 janvier 2026, un patient sera remboursé s’il remplit une de ces conditions :
- Soit il a une prescription médicale portant la mention « Trajet de soins Diabète » ET le pharmacien a pu vérifier ce Trajet de soins dans la base de données MyCarenet-MemberData. Plus d’infos
- Soit il a une prescription médicale (avec ou sans mention du Trajet de soin Diabète) ET une autorisation de remboursement de sa mutualité. Dans ce cas, le pharmacien ne doit plus vérifier l’existence d’un Trajet de soins dans MyCarenet-MemberData pour pouvoir délivrer en tiers payant. Il doit vérifier l’autorisation du médecin-conseil dans MyCareNet-Chapitre IV.
- À partir du 1er février 2026, un patient sera remboursé s’il a une prescription de son médecin ET une autorisation de remboursement de la mutualité (vérifiée par le pharmacien).
Avantage de la période transitoire jusqu’au 31 janvier
Bien sûr, nous avions prévu et annoncé une période transitoire de 4 mois jusqu’au 31 janvier 2026, pour garantir la continuité du traitement remboursé aux personnes diabétiques. Cette période transitoire permet aux patients concernés de prendre rendez-vous chez leur médecin, et aux médecins de demander cette autorisation de remboursement à la mutualité de son patient avant le 1er février 2026.
Depuis le 1er octobre 2025, le médecin peut demander une autorisation de remboursement pour ses patients qui sont effectivement engagés dans un Trajet de soins Diabète de type 2.
Les patients pour lesquels le médecin a demandé une autorisation de remboursement pendant cette période transitoire recevront, si la demande est validée par la mutualité, une autorisation de remboursement qui sera valable à partir de la date à laquelle le médecin a demandé l’autorisation.
Points d’attention pour demander cette autorisation de remboursement
- Pour ces patients engagés dans un Trajet de soins et qui n’avaient jusqu’alors pas besoin d’une autorisation de remboursement pour leur GLP-1, il ne s’agit pas de demander une prolongation du remboursement. Il s’agit d’introduire une première demande d’autorisation de remboursement, à savoir une demande d’autorisation « classique » via le point a) (ou le point a’ pour les demandes faites avant ce 1er février) du paragraphe des conditions de remboursement du médicament souhaité.
À ne pas confondre donc avec une demande de prolongation classique pour les patients qui avaient déjà une autorisation de la mutualité. - Le médecin doit veiller à introduire la demande d’autorisation dans le paragraphe spécifique du médicament concerné, et non dans le paragraphe 5480000.
Notre programme de recherche Médicaments remboursables - Il est probable que les mutualités demandent aux médecins d’étayer le fait que le patient remplissait bien les conditions de remboursement lors de l’initiation du traitement. Nous leur conseillons de rassembler ces éléments dès maintenant pour pouvoir les transmettre rapidement à la mutualité si nécessaire.
Et pour les autres antidiabétiques ?
À partir du 1er février 2026, les médicaments antidiabétiques de la classe « analogues du GLP-1 » seront donc retirés du § 5480000. Pour les autres spécialités pharmaceutiques qui resteront inscrites au § 5480000 au-delà du 1er février 2026 URL5, rien ne change :
- Les médecins continueront de vérifier si leurs patients répondent aux conditions de remboursement et indiquent la mention « trajet de soin diabète » ou « TSD » sur leur prescription.
- Les pharmaciens continueront de les délivrer en tiers payant sur base d’une prescription médicale mentionnant un Trajet de soins diabète ET après vérification de l’existence de ce Trajet de soin dans MyCarenet-MemberData.
Un nombre limité de conditionnements remboursés
Il est nécessaire que les pharmaciens continuent de veiller au respect du nombre de conditionnements remboursables. Depuis le 1er mai 2025, ce nombre est limité :
- Les autorisations de remboursement délivrées par le médecin-conseil de la mutualité avant le 1er mai 2025 restent valables jusqu’à la fin de leur période de validité.
- Toute autorisation délivrée par le médecin-conseil depuis le 1er mai 2025 est concernée par ce nombre limité de conditionnements remboursables sur base de la posologie maximale. Par exemple, pour Ozempic®, la posologie est de 1mg/semaine maximum sur une période de 12 mois.
Une réponse ciblée à une dérive spécifique
Cette mesure vise à préserver la soutenabilité de notre système de remboursement en faveur des personnes nécessitant d’être soignées, entre autres en veillant à une disponibilité suffisante et à l’accessibilité financière des traitements pour les personnes souffrant de diabète. Il s'agit d'une réponse ciblée à des dérives qui ont fortement impacté le budget de l’assurance soins de santé ces dernières années, en détournant le remboursement de ces médicaments alors utilisés comme coupe-faim par des personnes qui ne sont pas diabétiques.
Pour cette même raison, nous avions déjà adapté les conditions de remboursement le 1er mai 2025 dernier pour les médicaments de la classe des analogues du GLP-1 et demandé une vigilance accrue de la part des médecins prescripteurs et des pharmaciens. Malheureusement, ceci n’a pas apporté une réponse optimale au problème. À partir du 1er février 2026, une autorisation préalable du médecin-conseil de la mutualité sera donc nécessaire pour bénéficier du remboursement d’un médicament GLP-1 (à base de sémaglutide ou autre).
Le remboursement de Mounjaro® depuis le 1er juillet 2025 va lui aussi dans le sens d’une meilleure disponibilité et accessibilité des médicaments antidiabétiques. Les conditions de remboursement seront désormais harmonisées pour toutes les spécialités de cette classe de médicaments.
Diabète : Bien d’autres soins remboursés, en fonction des besoins de chaque patient
En Belgique, nous avons accès à plusieurs types de prises en charge du diabète intégralement remboursées, qui vont bien au-delà des médicaments, avec des soins adaptés au type de diabète, au stade de la maladie et aux spécificités de chaque patient :
- « Trajet de démarrage Diabète de type 2 » pour les personnes atteintes de diabète à un stade débutant
- « Trajet de soin Diabète de type 2 » pour les personnes diabétiques à un stade plus avancé de la maladie
- « Programmes d’accompagnement dans un centre du diabète spécialisé » pour les personnes atteintes de diabète sévère.
Contacts
Section Politique pharmaceutique
E-mail: secr-farbel@riziv-inami.fgov.be