16 Contexte de l’audit et principales conclusions
La convention vise à garantir la qualité de la chirurgie pancréatique complexe et de haute technologie en Belgique. En centralisant ces interventions, l’objectif est de maintenir la qualité des soins et les résultats chirurgicaux constamment élevés au sein des centres agréés.
Pour garantir cette qualité, des critères et conditions spécifiques sont fixés dans la convention. L’évaluation annuelle est réalisée à travers le rapport de la Fondation Registre du Cancer, basée sur des indicateurs prédéterminés.
L’audit repose sur une analyse des sources de données administratives disponibles, complétée par une visite sur le terrain. Cette visite de terrain a eu lieu sur une journée par hôpital et comprenait un entretien structuré avec les chirurgiens responsables, une visite du service et une discussion de plusieurs thèmes à partir de dix dossiers patients ayant subi une chirurgie pancréatique complexe.
Il s’agit d’une première observation et d’un aperçu de la situation dans les différents centres de référence spécialisés. Une vérification complète des données administratives et cliniques rapportées à l’INAMI, au SPF et au Registre du Cancer nécessite une évaluation plus approfondie.
La convention, qui vise à centraliser la chirurgie pancréatique complexe dans les centres à haut volume, n’a jusqu’à présent atteint que partiellement ses objectifs :
- Cela n’a pas conduit à une harmonisation suffisante en matière de formation et d’évaluation.
- Tous les centres n’atteignent pas un volume élevé pour certaines formes de procédures pancréatiques complexes. Certains hôpitaux réalisent moins de 20 interventions « Whipple » par an.
Une évolution positive importante est la centralisation de l’expertise et de l’expérience au sein d’un groupe plus restreint de chirurgiens actifs. Le nombre de chirurgiens actifs dans la chirurgie pancréatique complexe a diminué, tandis que le volume national d’interventions est resté stable. Le volume des interventions réalisées par ces chirurgiens et donc leur chance d’acquérir une expertise a considérablement augmenté.
16.1 Besoins et recommandations identifiés
- Organisation et collaboration
- Nécessité d’une collaboration formelle entre les centres agréés et les hôpitaux référents.
- Il doit y avoir une description claire de l’équipe spécialisée, soutenue par des directives nationales qui précisent les critères de la convention, notamment :
« expertise démontrée »
« compétence professionnelle »
« expérience dans le problème spécifique »
- Formation et développement des compétences
- Élaboration de critères pour la formation et la mise à jour des connaissances des médecins et infirmiers, en particulier en ce qui concerne les nouvelles techniques (chirurgicales).
- Gestion des données et surveillance de la qualité
Une attention continue au dossier électronique des patients (DPE) et à l’enregistrement des données est essentielle pour :
Maintenir la qualité des données administratives
Garantir la continuité transmurale des soins
Assurer un enregistrement uniforme en vue de l’évaluation par la Fondation Registre du Cancer
- Auto-évaluation et amélioration de la qualité
- Encourager le suivi interne de la qualité en étudiant et en comparant ses propres indicateurs de processus et de résultats.